PIERRE DOMESTIQUÉE

L’installation Pierre Domestiquée est le fruit d’une collaboration entre l’école des Mines et une doctorante en design de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet Grand Quartz, projet de réhabilitation et de revalorisation de l’école des Mines. Il y amène un regard sensible, en l’ouvrant sur les méthodologies de la création et en proposant une vision plus poétique de l’école et de ses ressources. 

Pierre Domestiquée cherche à mettre en lumière l’univers concrêt et sensible des métiers des mines : les minéraux, leur extraction, leur transformation industrielle, leur présence massive dans les objets de tous les jours. Le quartz en est le point d’origine : cette ressource d’une grande richesse, présente des caractéristiques physico-chimiques très variées. C’est à partir du quartz que l’on extrait le silicium - ressource massivement utilisée pour les composants électroniques - que l’on fabrique le grès, ou encore le verre. Le quartz se retrouve dans un nombre incroyable d’objets de notre quotidien, de la montre aux carreaux de salles de bain, en passant par la télécommande. Il possède des qualités piézo-électriques ce qui en fait une source d’énergie renouvelable très étudiée aujourd’hui. 

Ainsi, c’est la domestication du monde minéral que ce projet cherche à mettre en évidence, autant dans ses aspects inventifs, que dans ses contreversés / passés sous silence. En effet, l’extraction minière est également source d’une multitude de conflits humains et environnementaux, et la surexploitation de ces ressources pour une fabrication d’objets toujours croissante ne peut être négligée.

 

Ainsi, Pierre Domestiquée cherche à faire parler les pierres autrement, soulignant leurs qualités esthétiques comme techniques. Pour cela, deux quartz issus de la collection du Musée de Minéralogie de l’école des Mines sont exposés dans des présentoirs. Ces derniers cherchent à sublimer avec poésie les qualités physiques et esthétique des pierres, qu’il s’agisse de leur capacité à ponctuer le temps, de leur qualités piézo-électrique, ou encore de leur traitement de la lumière. 

À l’approche des visiteurs, les présentoirs s’animent, mettant en scène les roches qui y sont disposées, et formant un ensemble déconcertant et contemplatif. La dimension interactive de  cette installation pousse le visiteur à poser un regard nouveau sur cette ressource trop souvent rendue invisible, bien que très présente dans notre environnement quotidien.

Projet réalisé en collaboration avec Colin Bouvry, concepteur / développeur électronique, et avec l’aide technique des ateliers de l’Ensad.

 

Détails techniques des installations : Pilotage LED en PWM sur MOSFET, et interaction avec un micro amplifié connecté à une carte son. Pilotage d’afficheurs 7 segments.