L'AUTRE QUI AVAIT

PERDU SA LANGUE

Dictionnaire de conversation franco-chinois, à l'usage de personnes migrantes

Les situations les plus précaires liées à la migration s'accompagnent très souvent d'une perte d'autonomie linguistique. La barrière de la langue est le premier facteur de difficultés d'insertion recontrées par le migrant. Ce projet cherche à accompagner les personnes migrantes en situations précaires vers une plus grande autonomie linguistique.

Ce dictionnaire de conversation est un appui pour les démarches administratives, juridiques et de santé des personnes migrantes. Au recto, un lexique médical permet de consulter un médecin, d'aller à l'hopital, etc. Au verso, un lexique juridique accompagne le migrant dans ses démarches administratives liées à l'asile.

L'objet se divise en deux parties. Les deux interlocuteurs peuvent ainsi lire simultanément le dictionnaire chacun dans leur langue, tout en étant face à face.

Cet objet a pour objectif d'encourager la prise de parole chez les personnes migrantes ne maitrisant pas bien le français, afin de les sortir de leur mutisme lié à l'asile.

2012

Ce projet s'appuie sur un bénévolat au sein de la mission Lotusbus de Médecins du Monde. Cette mission apporte une aide médicale, sociale et juridique aux femmes chinoises immigrées se prostituant à Paris. Les bénévoles sont amenés à accueillir et orienter les femmes, à distribuer du matériel de prévention, et à traduire des consultations médicales. Cette expérience fut un champs d'observation d'une grande richesse, indispensable au questionnement sur la médiation linguistique.